Officiel

Les textes

Voici le texte d'Arthur Ribo, qui ouvre l'album Original Slam :


SI

On dit toujours et Si j'avais ou Si j'étais.
Des
Si qui refond tout dans tous les sens, quand profitant de leur Silence je glisse un merci d'être ici et d'être en vie même Si la mer est Si loin d'ici.

J'aimerai
s pouvoir tout associer quand tout est scié en deux jusqu'à notre cerveau qui lui non plus ne comprend pas pourquoi il faut tout dissocier...
On
dis des Si à toutes les sauces
mais et ce le temps qui court qui fait du Si un goût amer

On a t
ous un Si dans le c½ur.
Et Si j'
avais pu le sauver de son cancer serais je ici en concert ?
Et S
i tout ça n'avait aucun rapport, serais Si loin de la vérité ?

Q
uand le Si pose en préfixe, ma rage devient le cirage dans lequel je patauge, mais quand je fais pour voir Si jamais ça peut marcher, ma rage prend des mots précis pour s'exorciser en amour même Si la vie n'est un instant très concis.

Et Si j
'avais pour l'amour un autre nom cela changerait t'il quelque chose entre nous quand nos moments sont Si doux
Si
je pouvais finir autrement que cet homme à feuille de chou
Qui r
essasse des et Si jusqu'à s'en rendre fou.

Car S
i le Si suit le la c'est qu'il sait que la est la pour lui et dis moi ce qui suis un Si
Do-do mon
enfant et Si des rêves do'ré t'accueillent
c'e
st que sûrement tu ne dors pas en dent de scie.

Tu te scierais en deux pour savoir Si demain sera mieux mais vieux tu te répéteras de et Si jamais je n'avais et Si et Si tu finiras par te dire que Si les Si n'existait pas
tu
serais sûrement quel qu'un d'exceptionnel
seuleme
nt voilà le Si reste ta seul porte de sortie.

T
u irais Sifflotant Si tu savais que la vie passe comme le E dont on porte l'accent circonflexe, à peine le premier mot éclos que déjà il faut repartir Si seulement on avait sept vies on pourrait prendre son temps pour écrire mais sans vouloir jouer mon triste Sire
Je crois qu
e par a plus b la preuve est faite que le Si nous fait du tort nous berce jusqu'à la mort et n'est bon qu'a nous Siphonner l'énergie vitale de cette dépendance neutrophile qu'on nomme le cerveau

Sans Si je lai
sse parler ma senSibilité pour vu de cette habileté particulière à pouvoir habiter dans une endive Si le mot le permet

Et
Si je me laisse aller à balancer sur ma penser je dirais que les et Si charrie ses héSitations et nous fais les bras ballants tu trouves mon style trop lent
Et S
i je te la faisais en raga muffin est ce que tu trouverais ma pense plus fine ?

Ce qui
pourrai être ici est la quand nous agissons dans l'ici et le maintenant en dépit de nos soucis même Si toujours la même fin de mois est ce que j'ai assez de sous dans mes poches revient se poser sur un coin rasSis de notre cerveau pas-Sif.

I
f , Si dans toutes les langues sur tout les tons le monde entier tangue à savoir Si le verre est à moitié vide ou plein mais Si un con qui marche va plus loin que l'intelo qui reste asSis le monde est t'il plus avancé pour autant

Des
Si qui refond tout dans tout les sens quand profitant de leur Silence je glisse un merci d'être ici et d'être en vie même Si je suis perdu dans la vie comme mercredi sur son île avec ce fou de Robinson qui me dit fais ça fait Si

Don
ne moi plutôt une clé de sol que j'te fasse la, de quoi faire sans le Si un avenir do-ré ou j'aurais une mi-fa au soleil avec qui j vivrais heureux même sans oseille on se dira des je t'aime tranchant le Silence en paix en harmonie.

Si je croyais que rien jamais ne pourra changer serais je ici sur une compile ou en free style sauvage, la question est contenu dans la réponse.
j'ai Si souvent éprouver la liberté que plutôt que de dire et Si j'étais libre je vibre pour voir Si cela marche de marcher droit vers ses utopies.

Et
Si je les trouvais ses mots magique qui font pousser des fleurs sur les canons, qui dirait "contre sort" ? Si ce n'est ces cons qui font leur argent sur l'odeur de la mort et qui ont un diamant au c½ur.

L'armé
e nie ses génocides, mais Si le peuple n'était pas dupe, on arrêterait cette haine qui se cultive le longs des jupes de l'oubli... j'aimerais faire un pas magnifique et pour mettre le Si en balance être pa-Si-fique.

Même Si la mer est Si loin d'ici.


Dis-moi ce que tu en penses ! Sois le premier à lâcher ton com's !!!

# Posté le jeudi 20 juillet 2006 08:59

Modifié le jeudi 20 juillet 2006 10:29

Les liens utiles !

Voici le site de John Banzaï et Souleymane Diamanka, le-meilleur-ami-des-mots.com et lestriporteursdemots.com, celui de Déborah, Youn et Alanfabèt'

# Posté le jeudi 20 juillet 2006 09:00

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 09:33

Ami Karim

Ami Karim
Vous avez été nombreux à réagir au texte d'Arthur Ribo, voici Vite, celui d'Ami Karim, lis-le et dis-moi ce que tu penses de celui-ci !!!



Vite

Un mec y a longtemps racontait, que la vie c'est comme une boite de chocolat
Puta
in il a vraiment du bol si il a juste a choisir entre ganache et moka
La v
ie c'est plus une succession de paysages bucolique et de tunnels franchement suffoquant,
De temp
s qui speed d'instants qu'on rate à force de jamais être au bon endroit au bon moment
C'
est vrai que le temps est un mec pressé mais plein de fois j'l'ai mis à l'amende,
Moi da
ns mon train ca va si vite qu'il me demande souvent de l'attendre,
Il peut
s'brosser j'le connais bien il est plein de sourire hypocrite,
Fa
ut qu'il arrête de faire la victime, il me rattrapera bien assez vite
J'pa
sse sûrement à coté de plein de gens qui auraient mérités que je m'attarde
Des p
'tits bouts de bonheur, des cadeaux, qu'la vie nous offre quand on cafarde
Faut p
as qu'ils se vexent, mais j'ai pas le temps et lui, ça fait trop longtemps que je l'esquive
Tout
peut stopper à tout moment, j'vis dans l'extrême comme un canot à la dérive.

Je
touche à tout et je finis rien, je goûte, je teste et j'passe à autre chose,
J'a
i la curiosité comme marque de pompe, où le vent me pousse, je pense pas, je fonce
J'ai
tellement de choses à découvrir, que j'crois en la réincarnation,
Ma liste est longue mais j'm'inquiète pas, dans ma vie d'après je serai vagabond.
J'utili
se tous les palliatifs pour avoir l'impression que je voyage,
J're
garde Planète et sur la cinq, toutes les nuits j'bouffe des reportages,
J
'vais à Thoiry chaque fois que j'ai le temps pour découvrir un bout d'Afrique
J'é
cris des textes de voyageurs quand ma vie se fige c'est la panique.
Y a qu
'ça qui me fait vraiment flipper, sentir que ma solitude est là
Qu
and je commence à gamberger sur le pourquoi de c'qu'on fait là,
Qu
and j'essaie de trouver des raisons à ce qui me fait peur, à ce qui me fait rire
J'vis en vitesse pour oublier qu'un jour je serais obligé de ralentir

J'bois mes
kawas d'un coup sec, pourtant je sais qu'ils sont trop chaud,
Maintenant j
e comprends pourquoi dans les bar c'est toujours café plus verre d'eau.
J
'ai plein d'amis et y en a que j'aime pas mais même les cons ont des choses à dire
J'veu
x tout entendre j'veux tout savoir, j'veux pouvoir peser le pour et le pire
Quand j'me ba
llade j'le fais tout seul même mes copains en on marre de moi,
J'marche pa
s j'cavale, je saute partout que le soleil brille ou qu'il fasse froid,
J'
prends la voiture, j'prends l'autobus et quand j'ai pas de ticket j'prends l'métro,
Mais
c'est rare, là dedans les gens font toujours la gueule, et puis en plus j'suis claustro.
Mais j'veux to
ut voir et rien oublier alors j'file plus vite que mes phrases
J'rêve de
Japon d'Amazonie et de promenade dans les plaines du Caucaze,
Dans ma cham
bre je punaise au mur les pays que j'connais déjà
Et je sai
s que je dois vivre encore plus vite, moi les regrets me rattraperont pas.

J'ai pas de p
atience, j'ai trop de conscience, et j'ai peur du futur qui m'attend,
Peur
de vieillir peur de mourir d'être un vieux con aigrit qu'à pas su profiter à temps
Je c
ours dans le passé, j'traverse mes souvenirs comme une fusée
J'me vois gra
ndir j'me vois aimer, j'me vois à l'aube des années lycée
J
'avais moins de bide, mais plus de rêves et à l'époque j'prenais mon temps
Mais la vie ne
dure qu'un battement de cil et ça maintenant je le comprends
Alors j'ouv
re grand mes yeux pour que mes paupières aient plus de chemin à faire
Ma
banlieue n'est plus un enclos mais le point de départ d'une épopée légendaire
Il me reste
plein de page à écrire mais tout ira bien j'suis confiant,
Un jour je vou
s dirais qu' "il se maria et eut beaucoup d'enfants"
Et qua
nd viendra mon point final, j'espère n'avoir rien à regretter,
Mais faut q
ue je vous laisse la Vie m'appelle, et comme le Temps... Elle est pressée.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 04:27

Modifié le vendredi 28 juillet 2006 05:47

Le communiqué Officiel!

Tu as la chance de pouvoir accéder au communiqué officiel d'Original Slam...

Premier Album des nouveaux talents français du Slam (sortie le 24 juillet 2006)
Premier album du genre en France,
ORIGINAL SLAM rassemble les nouveaux talents de la scène poétique urbaine..
C'est grâce à une recherche assidue dans les salles de Paris et Province qu'elles et ils ont été repérés.
Le résultat : album témoin, véritable état des lieux de la vivacité du Slam en France et de ses diverses composantes.
Il regroupe 12 slameuses et slameurs pour 20 titres enthousiasmants !


On y croise :

Luciole, la championne de France de SLAM « Frénésie » & « Le c½ur en miettes »,
Souleymane Diamanka et John Banzaï, « Le meilleur ami des mots » incroyable duo, plébiscité par le public !
Ami Karim, « Vite », extrait de son album à venir qui comportera des duos surprises,
Afro, le p'tit prince du slam « Afrika »,
Da Gobleen, du rap au slam, du slam au rap « Rien n'se perd » & « La Classe »,
Les Triporteurs de mots, le seul trio de slameurs (2 garçons/1 fille) « Mais Dîtes »,
Tsutone et sa tendre et poignante dédicace à sa mère « Alzheïmer »,
Gabriel H et sa vision humoristique de la religion « Hé Jésus »,
Delphine II, ou la gouaille qui fait mouche, met les enfants à l'honneur : « BBR » & « Bébé Caillera »,
Nico K qui jongle avec les mots et propose de drôles de slams : « Trop bon trop con » & « Leçon de sexophone »,
Arthur Ribo, le roi du slam improvisé qui ouvre et conclut -avec bonheur et légèreté- cet album.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 06:00

Souleymane Diamanka avec Les Poètes se cachent pour écrire

Souleymane Diamanka avec Les Poètes se cachent pour écrire
LES POETES SE CACHENT POUR ECRIRE


Les mots sont les vêtements de l'émotion
E
t même si nos stylos habillent bien nos phrases
P
euvent-ils vraiment sauver nos frères du naufrage
Les
poètes se cachent pour écrire
C'est pas une légende Rouda regarde nous
O
n a traversé des rivières de boue à la nage
On
a dormi à jeun dans la neige
E
t on est encore debout
Le
s poètes se cachent pour écrire
Chacun purge sa pénombre
D
ans une solitude silencieuse que certains pourraient craindre
On somme les mots de s'additionner comme des nombres
La
poésie opère comme une lumière mangeuse d'ombre
J'
aime cet état mais le temps qu'on passe à l'attendre n'est pas si tendre
P
arfois il faut presque s'éteindre pour l'atteindre
Versificateur notoire chaque rime est une cascade
Dans les lieux oratoires l'auditoire n'aime pas les phrases fades
Dan
s ma vie j'ai écrit plus de textes
Que ne reflète d'étoiles le Grand Lac Tchad
J'ai cherché la véri
Dans les lignes de chaque énigme de chaque conte et de chaque charade
J'a
i interrogé les bons médiums pour chasser les mauvais djinns
E
t j'ai répondu « Amiini » quand ma mère m'a dit « Mbaalen he jam »
J'a
i couru après les horizons sur chaque page
Av
ec l'énergie des anciens possédés par le Jazz
Pour ne pas avoir à jouer à cache-cache avec le Diable
L
es poètes se cachent pour écrire
c'est pas une gende John Banzaï regarde nous
To
i et moi c'est l'écriture qui nous lie
C'
est dans la solitude qu'on apprend la convivialité
Et tant pis pour celui qui le nie
L
e feu passe au vers et l'oralité passe par nous
L
e verbe est une clé indispensable
D
ehors on nous demande des mots de passe partout
Les ptes se cachent pour écrire
C'est pas une légende Grand Corps Malade regarde nous
On
a traversé des rivières de boue à la nage
On
a dormi à jeun dans la neige
Et
on est encore debout

# Posté le jeudi 27 juillet 2006 11:42

Modifié le vendredi 28 juillet 2006 05:48