Voici un nouveau texte de l'album Original Slam, lis-le et dis-moi ce que tu en penses !!!
Rien ne se perd
Dans l' rap, Dans l' slam, dans l' reste,
Rien ne se perd... Rien ne se crée... Et tout se deale...
Tant de grands guignols, que ce soit dans le Slam ou dans le Hip Hop,
Tant de discorde, de clans qui se forment pour le peu d'argent qui se donne ;
Entre les dents qui frottent et les glands qui brodent derrière l'anti-pop,
Les éléments se disloquent, et voilà la merde dans le transistor...
On est tous là pour pé-cho comme les clients d'un coffee shop,
On rigole entre ivrognes, et on te laisse du vomi dans tes chiottes...
Y a rien qui te choque ? Moi si, les poètes peuvent tout se permettre,
Mais si j' peux pas l'admettre, j' pouvais direct aller me faire mettre...
Pourtant, j'ignore si j'ai le courage d'un athlète handisport,
Mais je tiens à me battre, donc j'adopte la méthode anti-porc !
Pas de drapeau blanc qui flotte face aux dix huit pour cent qui votent,
Mais chut, n'accuses pas si fort, surtout quand il y a le vent qui porte...
Sur le fil, tendu entre naissance et mort,
J'essaie d'être entendu tout en reconnaissant mes torts
Y a pas de procès sans décor, pas de progrès sans efforts,
Donc on va défoncer vos portes pour que nos pensées prennent leur essor.
Sur la corde raide, au dessus d'une morne plaine, du précipice,
Je cherche l'équilibre même si j'ai les pieds qui glissent,
Donc je m'exprime libre, mais je m'avance muni de prudence,
Je ne voudrai pas être surpris du sens du mot jurisprudence...
Si je me donne en spectacle, c'est juste pour connaître l'extase,
Sentir que mon texte frappe, te tendre la perche pour me faire battre,
Mais c'est ainsi, ce biz est simple comme un coup de fil :
Rien ne se perd, rien ne se crée et tout se deale...
Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien n' se perd, rien n' se crée et tout s' deale...
Rien ne se paie plus cher que l'oubli...
Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien ne se perd, rien ne se crée...
Bloody bullshit ! Trop d'embrouilles pour des broutilles,
Ecoute... Les cous se brisent à cause de bourre-pif dans les coursives
Même pour douze rimes, dégouline le sang rouge vif,
Mais quand le flouze brille, je n'ai pas d'Uzi dans le blue-jean...
La règle, c'est « cours vite ! », surtout en cas de course poursuite,
Entre sous fifres et touristes, ça devient Brooklyn dans les coulisses...
Ça sent le roussi, il y a tant de grenades sans goupilles,
Et on est tous capable de coups de vice pour les soutifs d'une groupie...
Quoi qu'il advienne, je garde un ½il sur mes arrières ;
Car le futur fouette, et il y a des clous au bout des lanières...
De toutes les manières, vu tous ces clowns en fin de carrière,
Sur nos routes, pas de doutes, on rencontrera tous plein de barrières...
Tout ça ne date pas d'hier, et on sait bien qu'il y a pire ailleurs...
Il y a ceux qui partent en retard et ceux qui arrivent pile à l'heure,
Ceux qui tapent dans le tas et les quelques cisailleurs,
Mis en valeur sur leurs flyers, à l'aide de fusils mitrailleurs...
Poses suggestives, promo, propos subversifs :
« Ouais, moi je fume des spliffs à l'insu des flics ! »
Sur des instrus merdiques, les gars se croient insubmersibles,
Pourtant leurs insultes persistent, je ne suis plus certain de leur verdict.
Pris de vertige face à leur simili prestige,
Nos rêves se figent et mille grilles protègent leurs vestiges.
La tête vide, rien ne se paie plus cher que l'oubli,
Mais rien ne se perd, rien ne se crée et tout se deale...
Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien n' se perd, rien n' se crée et tout s' deale...
Rien ne se paie plus cher que l'oubli...
Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien ne se perd, rien ne se crée...
L'amertume, ça tue mieux qu'une tumeur, je ne vais pas te l'apprendre,
Les galères de thune latentes nous laissent tous d'une humeur massacrante...
Ici les charlatans ont des parts à prendre,
Ils veulent tous nous faire plonger mais ne fournissent pas le scaphandre
Hé ouais c'est ça la France, maintenant on sait à quoi s'attendre,
Si personne ne prend de l'avance, on aura tous l'autre joue à tendre...
Parce qu'il y a trop coups à rendre, trop de fous à pendre,
Mais il y a trop de sous à prendre donc on sera beaucoup à se vendre...