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Petites impressions...

Original Slam a é produit par Didier B., dans les studios de Costa Records. Voici ses impressions....

"Rarement l'enregistrement d'un album m'aura procuré autant dmotions. Nous passions de la révolte la plus absolue à une tendresse immense, avec des moments de reté à la Boris Vian. Dire que la sne fraaise du Slam est vivace est bien faible : elle vit et se veloppe grâce à ces nouveaux ptes à une allure folle ! "
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# Posté le jeudi 03 août 2006 09:00

Les Tripoteurs de mots...Mais dîtes

Les Tripoteurs de mots...Mais dîtes
MAIS DITES...

Cette nuit je suis mort, aujourd'hui je suis né,
Réinca
rné, réinséré, serré dans un costume trop étroit,
Réinca
rné, mauvais karma,
Ma vie m
'a mené par l' bout du Zen...
Mmmmmmmm... à méditer.

Ma
is dites moi menez vous vos vies sans doute ?
Votre seul
e crainte est-elle le choix de la date ?
D
ate à laquelle une faux croisera votre route,
Choisira l
'endroit même de la dernière étape.
Quoi d
e plus douloureux que d'crever anonyme ?
A
nonyme ou ailleurs on naît seul on meurt sale,
Traîné da
ns la boue et noyé dans les flaques,
On s'
offre un mot d'amour en guise d'épitaphe.

Et
puis tant pis si j' n'ai pas su conduire le carrosse de la vie,
S
i l'eau d'vie m'a mené pas à pas vers la fin,
J'
ai trop bu pour conduire, j'ai soufflé mes bougies,
J'ai
sifflé la bouteille mais tu ne me dis rien.
Au mi
lieu de l'embouteillage
Cha
cun dans son aquarium...
Com
me des poisons dans l'air...
Des no
ms d'oiseaux volent de bagnole en bagnole,
Qui n'
ont de poétique que le vers...
... l
e verre de trop.
On
a l'insulte facile, la main leste sur le klaxon,
E
t ça gueule sans parler, ça et là ça cartonne.

Cette nuit je suis mort, aujourd'hui je suis né,
incarné, réinséré, serré dans un costume trop étroit,
incarné, mauvais karma,
Ma v
ie m'a mené par l' bout du Zen...
Mmmmmmmm
... à méditer

Le
c½ur a ses raisons que la raison ne comprend pas,
J'
ai le c½ur sur la main... le moral en contrebas ;
Je son
ge à demain... ça me coupe les bras,
J'a
ppréhende l'avenir, je suis humain malgré moi.

Quand je
me prends la tête, c'est mon c½ur qui décide,
Il est le
moteur de ma charrette, mais pas très lucide !
J'ai le v
ice aux viscères, l'écrit sans critères,
Le
cerveau poreux, d'où ces doutes qui font calcaire.

Je
patauge dans un océan de rien, j'ai envie de tout,
J'av
ance tout terrain, mais terrien sous verrou...
Mon esprit
se sclérose et ma prose perd les pétales,
Je déambule dans ma bulle, mon cortex est carcéral.

Je
voudrais être un auteur...
E
t ce pour en prendre,
Un a
utiste compositeur,
Une sala
mandre...

Je
change de peau,
Je change de mine,
Je lest
e ma plume,
J'
y laisse mon spleen.

J'opèr
e à mon bureau comme un chirurgien fou,
Je
cortique les possibles de la langue avec goût ;
Les p
apilles dilatées à la lueur d'une bougie bancale,
Je mâ
che mes mots pour un transit optimal.

Je
donne de mon être pour avoir toujours,
Gar
der pour paraître, c'est perdre à jamais,
Je r
esterai, coûte que coûte, ce troubadour,
Qui se dépense sans jamais compter.

La parole est vertu,
La paro
le ouverture,
Une p
arole avertie traverse tous les murs...

C
ette nuit je suis mort, aujourd'hui je suis né,
incarné, réinséré, serré dans un costume trop étroit,
incarné, mauvais karma,
Ma v
ie m'a mené par l' bout du Zen...
M
mmmmmmm... à méditer

J'ai v
écu mille et une vies,
Moins
qu'il n'en faut pour faire le tour d'une seule,
Je pleurerais mille et une nuits,
Sa
ns jamais savoir ce que les Dieux me veulent,
J'
ai vaincu mille et une peurs,
Moins q
u'il n'en faut pour ne plus croire au bonheur,
Mais à ch
aque dernière heure...

...
Je meurs.

J'a
i perdu mille et une vies,
M
oins qu'il n'en faut pour faire le tour d'une seule,
Cell
e du poète,
Du
ramasse-miettes,
Ayant l' b
ien et l' mal-être
En guise
de mallette
Pl
eine à ras bord de billets doux-amers,
Tout
es ses colères, tout ce qu'il espère,
Sa v
ie en vers dans une valise posée par terre.

J'ai vécu m
ille et une vies,
Et je mour
rais cette nuit,
Je renaîtrai
s demain,
À un
nouveau destin,
Poète d'un
nouveau millénaire,
Je ferai
s tout... sauf me taire...

Aujourd'hui je suis mort et demain je suis
Mmmmmmmm..
.



Les Triporteurs de mots

# Posté le vendredi 04 août 2006 04:40

Rien ne se perd...Da Gobleen

Voici un nouveau texte de l'album Original Slam, lis-le et dis-moi ce que tu en penses !!!



Rien ne se perd

Dans l' rap, Da
ns l' slam, dans l' reste,
Rien n
e se perd... Rien ne se crée... Et tout se deale...

Tant de grand
s guignols, que ce soit dans le Slam ou dans le Hip Hop,
Tant de d
iscorde, de clans qui se forment pour le peu d'argent qui se donne ;
Entre les dent
s qui frottent et les glands qui brodent derrière l'anti-pop,
Les
éléments se disloquent, et voilà la merde dans le transistor...
On
est tous là pour pé-cho comme les clients d'un coffee shop,
On ri
gole entre ivrognes, et on te laisse du vomi dans tes chiottes...
Y a rien qui te choque ? Moi si, les poètes peuvent tout se permettre,
Mais si j' peux pas l'admettre, j' pouvais direct aller me faire mettre...
Po
urtant, j'ignore si j'ai le courage d'un athlète handisport,
Mais
je tiens à me battre, donc j'adopte la méthode anti-porc !
Pas de
drapeau blanc qui flotte face aux dix huit pour cent qui votent,
M
ais chut, n'accuses pas si fort, surtout quand il y a le vent qui porte...
Sur le f
il, tendu entre naissance et mort,
J'es
saie d'être entendu tout en reconnaissant mes torts
Y a pa
s de procès sans décor, pas de progrès sans efforts,
Donc o
n va défoncer vos portes pour que nos pensées prennent leur essor.
Sur la
corde raide, au dessus d'une morne plaine, du précipice,
Je
cherche l'équilibre même si j'ai les pieds qui glissent,
Donc je
m'exprime libre, mais je m'avance muni de prudence,
Je n
e voudrai pas être surpris du sens du mot jurisprudence...
Si
je me donne en spectacle, c'est juste pour connaître l'extase,
Se
ntir que mon texte frappe, te tendre la perche pour me faire battre,
Ma
is c'est ainsi, ce biz est simple comme un coup de fil :
Rien
ne se perd, rien ne se crée et tout se deale...

D
ans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien n' se perd, rien n' se crée et tout s' deale...
Rien ne se
paie plus cher que l'oubli...
Dan
s le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Rien ne se perd, rien ne se crée...

Bloody bull
shit ! Trop d'embrouilles pour des broutilles,
Eco
ute... Les cous se brisent à cause de bourre-pif dans les coursives
Même pour douze
rimes, dégouline le sang rouge vif,
Mais q
uand le flouze brille, je n'ai pas d'Uzi dans le blue-jean...
La r
ègle, c'est « cours vite ! », surtout en cas de course poursuite,
Entre sous fifres et touristes, ça devient Brooklyn dans les coulisses...
Ça sent le roussi, il y a tant de grenades sans goupilles,
Et on
est tous capable de coups de vice pour les soutifs d'une groupie...
Quoi qu
'il advienne, je garde un ½il sur mes arrières ;
C
ar le futur fouette, et il y a des clous au bout des lanres...
D
e toutes les manières, vu tous ces clowns en fin de carrre,
Sur
nos routes, pas de doutes, on rencontrera tous plein de barrières...
Tou
t ça ne date pas d'hier, et on sait bien qu'il y a pire ailleurs...
I
l y a ceux qui partent en retard et ceux qui arrivent pile à l'heure,
Ceux
qui tapent dans le tas et les quelques cisailleurs,
M
is en valeur sur leurs flyers, à l'aide de fusils mitrailleurs...
Poses suggestives, promo, propos subversifs :
« Ou
ais, moi je fume des spliffs à l'insu des flics ! »
S
ur des instrus merdiques, les gars se croient insubmersibles,
Pourtant leurs insultes persistent, je ne suis plus certain de leur verdict.
Pr
is de vertige face à leur simili prestige,
Nos rê
ves se figent et mille grilles protègent leurs vestiges.
L
a tête vide, rien ne se paie plus cher que l'oubli,
Mais r
ien ne se perd, rien ne se crée et tout se deale...

Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
R
ien n' se perd, rien n' se crée et tout s' deale...
Rien n
e se paie plus cher que l'oubli...
Dans le fond, rien de grave tant que la foule crie...
Ri
en ne se perd, rien ne se crée...

L'amer
tume, ça tue mieux qu'une tumeur, je ne vais pas te l'apprendre,
L
es galères de thune latentes nous laissent tous d'une humeur massacrante...
Ici les
charlatans ont des parts à prendre,
Ils
veulent tous nous faire plonger mais ne fournissent pas le scaphandre
Hé ou
ais c'est ça la France, maintenant on sait à quoi s'attendre,
Si p
ersonne ne prend de l'avance, on aura tous l'autre joue à tendre...
Parce
qu'il y a trop coups à rendre, trop de fous à pendre,
Mais
il y a trop de sous à prendre donc on sera beaucoup à se vendre...
Rien ne se perd...Da Gobleen

# Posté le lundi 07 août 2006 04:36

Modifié le lundi 07 août 2006 05:43

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# Posté le lundi 07 août 2006 09:00

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# Posté le mardi 08 août 2006 04:00